«Si un mec te rackette de 100 euros et qu’il te propose plus tard de te “donner” 5 euros, tu lui dis merci?»

A propos de l’ escroquerie politique qu’est la contribution  »exceptionnelle » des riches:

«Si un mec te rackette de 100 euros et qu’il te propose plus tard de te “donner” 5 euros, tu lui dis merci?»

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Controverse du Net

«Faut qu’tu craches, faut qu’tu payes»
L’histoire de cette semaine commence par la complainte d’un milliardaire: Warren Buffett voudrait donner plus de son argent. Crédité de plus de 800 ‘’J’aime’’ sur Facebook, l’article fut un record de popularité. Vous plébiscitez l’homme et son idée mais, en lisant vos commentaires, on vous sent dubitatifs.

Une semaine plus tard, nous publions l’article ‘’Nicolas Sarkozy souhaite faire payer les riches’’ :nouveau triomphe de ‘’J’aime’’sur le réseau social bleu, avec 227 pouces levés. Faire payer les riches, vous êtes pour. Mais quand des grands patrons français plaident pour une contribution exceptionnelle, vous ne marchez plus. Vouloir donner plus, c’est une chose.Vouloir donner plus exceptionnellement en est une autre.
«Pourquoi donc ai-je le sentiment qu’on se fiche de nous?», se demande le bien-nommé. Super septique (sic). Personne n’arrivera donc faire passer ce goût amer qu’un certain Cédric traduit sur Facebook:«Si un mecte rackette de 100 euros et qu’il te propose plus tard de te“donner”5 euros,tu lui dis merci?»
Sans compter que la rentrée scolaire approche et qu’associations et syndicats ont prévenu qu’elle coutera plus cherqu’en 2010.
En lisant vos commentaires sur l’augmentation du ticket du restaurant universitaire, on saisit bien votre sentiment de ne pas vivre dans le même monde que les Buffett et autres Pinault. Alors, quand M.Fillon annonce, mercredi, une contribution «symbolique» et «exceptionnelle» des plus riches, vous blamez une trop familière «pleutrerie gouvernementale».

L’épilogue, ce sont les chiffres du chômage qui sont tombés comme un couperet sur cette histoire.
L’histoire de très riches hommes qui se demandent s’ils devraient donner plutôt un ou deux millions d’euros, et d’hommes, tout court, qui se demandent combien de temps encore ils pourront garder un emploi stable et subvenir correctement auxbesoins des leurs.
Par : Hélène Bekmezian.

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