Sous l’austérité, l’injustice et les mensonges

Instauration d’une deuxième journée de travail gratis, création d’un taux de TVA intermédiaire, économies sur le budget de l’Etat et de la Sécurité sociale: le deuxième plan d’austérité de Nicolas Sarkozy, qui a été  dévoilé lundi,  recéle une cascade de mauvaises nouvelles pour les salariés. …

Sous l’austérité, l’injustice et les mensonges. Un article intéressant qui révèle, entre autre, que:

«Depuis 1999, l’ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont ainsi réduit les recettes publiques de près de 3 points de PIB: une première fois entre 1999 et 2002; une deuxième fois entre 2006 et 2008. Si la législation était restée celle de 1999, le taux de prélèvements obligatoires serait passé de 44,3 % en 1999 à 45,3 % en 2008. En pratique, après réduction des prélèvements, ce taux a été ramené à 42,5 %. À titre d’illustration, en l’absence de baisses de prélèvements, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité générant ainsi une économie annuelle de charges d’intérêt de 0,5 point de PIB.» (Rapport sur la situation des finances publiques», par Jean-Philippe Cotis, l’actuel directeur général de l’Insee, et son prédécesseur, Paul Champsaur, )

ou que :

«La moitié des allègements fiscaux décidés entre 2000 et 2009 ont concerné l’impôt sur le revenu. Le manque à gagner en 2009 sur le produit de cet impôt s’établit en effet à environ 2% de PIB, contre 0,6% de PIB pour la TVA et 0,5% de PIB pour l’Impôt sur les sociétés (IS).  (Rapport 2689 A.N.  «La moitié des allègements fiscaux décidés entre 2000 et 2009 ont concerné l’impôt sur le revenu. Le manque à gagner en 2009 sur le produit de cet impôt s’établit en effet à environ 2% de PIB, contre 0,6% de PIB pour la TVA et 0,5% de PIB pour l’Impôt sur les sociétés (IS).» (Rapport d’information » N° 2689 A.N. Juillet 2010. Gille Carrez, Rapporteur général (UMP) de l’Assemblée nationale. 

Le rapport relève ainsi que de 2000 à 2009 le montant total des baisses de l’impôt sur le revenu a atteint de 32,9 à 41,6 milliards d’euros. Cette indication est évidemment majeure. Car comme ne sont assujettis à l’impôt sur le revenu que les 50% des contribuables les plus fortunés, cela veut donc dire que l’essentiel des baisses d’impôts (41,6 milliards d’euros sur 77,7 milliards d’euros) a profité à ces ménages les plus favorisés sous la forme de baisses de l’impôt sur le revenu….

Bonne lecture….

Source Médiapart. 06 NOVEMBRE 2011 | PAR LAURENT MAUDUIT