Bouquins & lectures

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Vive la banqueroute ……Après le mécanisme de la dette publique, la façon dont tout au long de notre histoire nos dirigeants se sont débarrassés de l’endettement du pays …

Dans des publications précédentes j’avais parlé du mécanisme de la dette publique…et de l’ouvrage de André-Jacques Holbecq La dette publique une affaire rentable.  (Cliquez ici)

la_dette3Voici un autre  petit ouvrage très intéressant qui nous montre comment au fils des siècles nos dirigeants et tout particulièrement les rois de France et leurs  »Grands Argentiers » ont réglé de façon radicale la question de l’endettement du pays …

La dette est à payer. L’austérité, nécessaire. Les réformes, impératives. Cette petite musique, nous la connaissons par coeur. Il suffit de regarder dans notre propre histoire, pourtant, pour découvrir que des alternatives existent. Que les dirigeants de la France ont, au fil des siècles, recouru à d’autres choix que la rigueur : l’impôt, la dévaluation, l’inflation, et surtout la banqueroute.
En dix brefs récits, nous racontons donc comment nos grands hommes, qui ont bâti l’état, qui ont leur statue sur les places de nos villes, ont régulièrement choisi, tout simplement, de ne pas payer rentiers et banquiers. Comment ces rois, ces ministres, furent plus radicaux dans leurs actes que ne le sont aujourd’hui ATTAC ou Jean-Luc Mélenchon dans leurs discours.
C’est Philippe Le Bel, qui fait confisquer la vaisselle des bourgeois, qui dévalue la monnaie, avant de liquider « les banquiers de l’Occident » : les Templiers. C’est François II qui met en place une loterie : seul un créancier sur trois sera remboursé, au hasard ! C’est Sully qui mène « un audit public de la dette », qui écarte les « dettes illégitimes », qui rejette les plaintes des prêteurs. C’est Colbert, qui dresse le procès des oligarques, des clans entiers d’affairistes qui sont démantelés, poursuivis, leurs biens adjugés. C’est l’abbé Terray, ministre des Finances de Louis XV, qui théorise cette saine pratique : « La banqueroute est nécessaire une fois tous les siècles, afin de mettre l’état au pair. »
« Entre 1500 et 1800, la France a répudié ses dettes en huit occasions, notent Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, ancien chef économiste du FMI.
Comme les rois de France avaient pris l’habitude de mettre à mort les grands créanciers nationaux (une forme ancienne et radicale de “restructuration de la dette”), le peuple avait fini par appeler ces épisodes des “saignées”. » Et notre pays est toujours debout !

Vive la banqueroute !
Comment la France a réglé ses dettes de Philippe Le Bel à Charles de Gaulle 
Sous la direction de Thomas Morel et François Ruffin

 

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La dette publique, une affaire rentable

 

André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder    Préface d’Etienne Chaouard

La dette publique une affaire rentable.                   A qui profite le système ?

« Il faut réduire la dette! » On crie à la faillite! Tel un père qui demande instamement à ses enfants d’aller ranger leur chambre, notre gouverneme,t nou dit »Assez de gabegie ! il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l’heure est au travail et aux économies »

Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’il y a une quarantaine d’année, l’Etat Français n’était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d’ailleurs. En moins de quanrante ans nous avon accumlé une dette colossale qui avoisine les 1600 milliards d’euros ! Pourquoi ? S’est-il produit quelque chose qui fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l’emprunt, alors qu’auparavant on se suffisit à nous même ? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émét la monaie ?

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LE PRESIDENT DE TROP

Depuis 2007 nous savons de quoi la France est malade : du présidentialisme qui est au régime présidentiel ce que l’intégrisme est aux religions. Ce n’est pas le fait qu’il y ait une présidence de la République, c’est que la République soit aux mains du président. Legs du bonapartisme français, notre présidentialisme est un régime d’exception devenu la norme. Une norme dont l’excès n’a cessé de s’étendre, bafouant la République, humiliant la nation.

La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l’apparence, pas l’essence. Condition d’une république sociale, la démocratie véritable set un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités. Au lieu de quoi nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des brutalités.

De gauche aujourd’hui, de droite hier, les opposants du moment le savent, subissant l’abus du pouvoir présidentiel. Mais, dès qu’ils se voient en s de demain, ils cèdent à l’attrait de cette domination sans partage. C’est ainsi qu’ils se font complices d’une République discréditée et désaffectée, tant elle est devenue principauté de l’entre soi et de l’entregent, de l’oligarchie arrogante et de l’irresponsabilité régnante.
Aurons nous, enfin, le courage qu’ils n’ont pas ou plus ? Puisse ce livre les y aider.

Edwy Plenel est journaliste. Directeur de Mediapart, il a cofondé en 2008 ce journal en ligne devenu en trois ans le symbole d’une nouvelle presse indépendante et participative.

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Les BATAILLES de l’IMPOT

Les BATAILLES de l’IMPOT
Consentement et résistances de 1789 à nos jours

Nicolas Delalande

Comment convaincre les citoyens qu’il est utile et légitime de verser à l’Etat une partie de leur argent ? Cette question s’est posée à tous les régimes de 1789 à nos jours. Des révoltes paysannes du XIX e siècle aux stratégies contemporaines de fraude et d’évasion, les charges fiscales n’ont cessé d’être combattues et contournées au motif de leur poids excessif ou de leurs inégalités. Le consentement à l’impôt n’a en effet rien de naturel : dans les démocraties, il repose sur un lien de confiance qu’il faut perpétuellement reconstruire. Fondé sur une enquête approfondie dans les archives, ce livre retrace les nombreuses batailles, intellectuelles ; sociales et politiques, qui ont façonné notre système de redistribution et divisé la société française au cours des deux siècles passés.

Nicolas Delalande est agrégé et docteur en histoire contemporaine, il est chargé de recherche au Centre d’histoire de Sciences Po.

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« Pour repartir du pied gauche » – Jacques Julliard

Pour repartir du pied gauche - Jacques JulliardLibération

« Quand le monde change en profondeur, qu’il bascule sur son axe au point d’en devenir méconnaissable, malheur aux courants de pensée qui ne changent pas et qui tricotent inlassablement leurs certitudes révolues. Si l’esprit d’orthodoxie avait à son tour gagné la deuxième gauche, qui se recommanda longtemps par son non-conformisme alors c’était la preuve qu’il était temps de se révolter… »

Le lecteur trouvera ici le texte commenté des « 20 thèses pour repartir du pied gauche » de Jacques Julliard, publié dans libération le 18 janvier 2010, ainsi que les réponses à ces thèses, publiées dans ce journal ou spécialement pour ce livre.

Un échange d’une rare qualité, lancée par l’un des ténors de la « deuxième gauche », connu pour sa liberté de ton et son sens des formules. Une prise de position nécessaire, qui contribue à enrichir le débat politique en lui redonnant le cadre qui finissait par lui manquer.

Jacques Julliard

Avec les contributions de :
Jean-Louis Blanco
Alain Caillé
Luc Ferry
Marcel Gauchet
François Hollande
Jean François Kahn
Denis Mac-Shane
Jean-Luc Mélenchon
Aquilino Morelle
Jean Peyrelevade
Henri Weber

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Pour une révolution fiscale. Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle.

Pour une révolution fiscaleLA REPUBLIQUE DES IDEES – Seuil

La fiscalité française est asphyxiée par sa complexité, son manque de transparence et l’accumulation de privilèges pour une minorité de contribuables ultra-riches. Mais on en reste trop souvent, en la matière, à des énoncés aussi vagues que stériles. Ce livre innove en proposant une critique d’ensemble du système fiscal français, il démontre scientifiquement, pour la première fois, le caractère régressif de l’impôt dans notre pays (ce qui signifie que, tous prélèvements confondus, les taux d’imposition sont plus élevés pour les ménages les plus modestes et s’abaissent pour les plus riches). Pour cette raison il fera date. Mais cette analyse au scalpel ne se contente pas de mettre au jour l’injustice du système. Elle plaide pour une révolution fiscale, chiffrée et opérationnelle, fondée sur trois principes: équité progressivité réelle, démocratie. Ce livre contribue de manière décisive à l’édification d’une nouvelle critique sociale et se pose au centre du débat politique pour les années à venir.

Pour la première fois dans le monde, un site Internet permet à chacun d’évaluer les propositions des auteurs de concevoir une réforme alternative. www.révolution-fiscale.fr

  • Camille Landais est chercheur au StanfordInstiturte for Economy Policy Research. Il est notamment l’auteur des « Hauts revenus en France, 1998-2007 : une explosion des inégalités » (L’école d’économie de Paris, 2008).
  • Thomas Piketty est professeur à l’Ecole d’économie de Paris et directeur d’études à l’EHESS. Il est notamment l’auteur des Hauts revenus en France au XXe siècle. Inégalités et redistributions, 1901­1998 (Grasset, 2001) et de Top Incomes. A Global Perpective (Avec A.B Atkinson, Oxford UniversityPress, 2010)
  • Emmanuel Saezest professeur d’économie à Berkeley. Ses travaux sur la fiscalité optimale et la répartition des revenus lui ont valu la Clark Medalen 2009. Il est notamment l’auteur de « ncomeInequality in the United States,1913-1998 » (Avec T.Piketty, Quarterly Journal of Economics, 2003)

EHESS : Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

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Manifeste d’économistes atterrés

Manifeste d'économistes attérésLLI. LES LIENS QUI LIBERENT

Les décideurs européens ont-ils appris quelque chose de la crise provoquée par les dérives de l’industrie financière ? On peut en douter. Pour résorber les déficits provoqués par le sauvetage des banques et la récession, la Commission européenne et les gouvernements appliquent avec une vigueur renouvelée des programmes d’ajustement qui ont dans le passé démontré leur capacité à accroître l’instabilité économique et les inégalités sociales. Cette politique de soumission au pouvoir de la finance met en danger l’avenir du projet européen. Atterrés par ce constat, nous avons pris l’initiative de ce manifeste. Il dénonce dix fausses évidences, mal fondées scientifiquement, qui servent à justifier les politiques actuellement menées en Europe . Il soumet au débat vingt?deux propositions pour une autre stratégie. Initialement adressée à la communauté des économistes, et plus de sept cents d’entre eux, issus comme nous nous d’horizons théoriques très divers l’ont signé – ce manifeste et surtout destiné à nos concitoyens. Le décalage est aujourd’hui patent entre les affirmations péremptoires des « experts » et la fragilité de leur diagnostic. Nous souhaitons aider les citoyens à mettre des mots et des concepts sur leurs doutes, et les conforter dans l’idée que d’autres choix peuvent être mis en débat.

Philippe Askenazy (CNRS), Thomas Coutrot (Conseil Scientifique d’ATTAC), André Orléans (CNRS, EHESS), Henri Sterdyniak (OFCE)

EHESS : Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
OFCE : Observatoire Français des conjonctures économiques

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« Les Trente Glorieuses sont devant nous » – Karine Berger et Valérie Rabault

Les 30 glorieuses sont devant nous, Karine Berger et Valérie RabaultEditions rue fromentin

Comment créer un euro de richesse en France ? Après quinze années de sinistrose, la question ne se pose même. Le pessimisme généralisé tient lieu d’unique réponse : « Le pays est « has been, victime de la mondialisation et des marchés financiers, son modèle complètement dépassé… » Un refrain bien connu.

Karine Berger et Valérie Rabault rouvrent le débat. Et prouvent que tout n’est pas joué pour la France. Pour ces deux économistes, le pays peut renouer avec la réussite économique et sociale à condition de faire des choix audacieux.

C’est l’histoire de ce livre : le récit, chiffres à l’appui, d’une réussite encore possible. Karine Berger, ancienne du Ministère de l’Economie, est actuellement directrice des études dans un groupe international. Trentenaire, macro?économiste et spécialisée dans la connaissance fine des PME, elle intervient régulièrement dans le débat de politique économique notamment dans le « Club de l’Economie » de LCI.

Valérie Rabault, également trentenaire, est ingénieure des Ponts. Elle exerce au sein d’une banque d’investissement pour laquelle elle gère les grands risques de marché et où elle a vécu « en direct » la crise.

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« Indignez­vous ! » – Stéphane Hessel

Indignez-vous , Stéphane HesselCeux qui marchent contre le vent

Stéphane Hessel « 93 ans. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante six ans par le Conseil National de la Résistance ! » Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l’expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, corédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, élevé à la dignité d’Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d’honneur !

Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, s’était indignation. » Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes que du temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l’écart grandissant entré très riches et très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans?papiers, aux mmigrés, aux Rom, la course au ‘’toujours plus’’, à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu’aux acquis bradés de la Résistance ?retraite, Sécurité sociale… Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : ATTAC, Amnesty International, la Fédération internationale des Droits l’homme… en sont la démonstration.

Alors, on peut croire Stéphane Hessel et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une « insurrection pacifique ».

Sylvie Crossman

« Les gouvernements, par définition, n’ont pas de conscience. »
Albert Camus, Témoins N° 5, printemps 1954