Candidat à l’investiture PS pour les sénatoriales 2014

 

marcvillard

Sénatoriales 2014

Français de l’Etranger

Primaire pour la désignation des candidats PS     

Profession de foi de Marc Villard

N’ayant pas la vanité de croire que ma candidature puisse être un obstacle à la ré-élection de nos deux sénateurs sortants, Claudine Lepage et Richard Yung, j’ai décidé de me présenter à vos suffrages afin d’obtenir l’investiture du PS pour les sénatoriales de 2014.

Petit-fils d’instituteurs, je crois  aux vertus de l’Ecole de la République, et j’ai baigné très tôt dans ce qu’il convient d’appeler « nos valeurs »… Si je devais les résumer, je dirais qu’elles sont celles des débuts historiques de l’Humanisme. Elles ont pour nom Liberté, Egalité, Fraternité ou, autrement dit, respect d’autrui, tolérance, justice sociale. Leur priorité, le progrès humain, au sens de qualité de la vie, de la connaissance. Ces progrès, nous les mettons au service des citoyens, non pas au service de l’économie pour le seul bénéfice de quelques-uns.

Je suis profondément attaché à la laïcité que je comprends comme un espace, matériel ou immatériel, neutre, où l’appartenance religieuse n’est ni affichée ni prise en compte. De même, je considère que le droit est indissociable du devoir, avoir des droits implique en retour des devoirs !

Cela fait trois décennies que je suis expatrié et, au fil des ans, au sein d’organisations, de groupes d’amis ou de collègues, puis dans des associations professionnelles, j’ai toujours manifesté et revendiqué mon ancrage à gauche et fait en sorte d’essayer, par l’exemple, l’engagement et l’action, de promouvoir nos idées.

Je réside au Vietnam depuis 1990, où après 15 années passées dans un grand groupe pharmaceutique, mon épouse vietnamienne et moi-même avons créé une société de droit local qui importe et distribue des produits dermo-cosmétiques français.

Elu à l’Assemblée des Français de l’Etranger en 2000, VicePrésident de cette  Assemblée, puis Président de la Commission des Finances et des Affaires économiques depuis 2006, il m’a paru en 2012 que la députation pouvait être une suite logique à ce cheminement à gauche avec et pour les Français à l’Etranger.

Candidat aux législatives sur la 11ème circonscription des Français de l’étranger, 50 Pays, 9 heures de décalage horaire entre les deux capitales les plus éloignées, j’étais face à Thierry Mariani, Ministre des Transports qui m’a battu de 858 voix et qui, c’est une de mes satisfactions, a avoué avoir eu quelques inquiétudes…

Cette campagne, où j’ai été accompagné par Claudine et Richard dans plusieurs de mes déplacements, et appuyé par une superbe équipe dirigée par mon Ami René Aicardi, fut une magnifique expérience, très formatrice.

Je suis pour une Gauche qui, sans angélisme, accepte de prendre à bras le corps et sans tabous les problèmes de notre époque.

Quand la majorité des Français, dont des gens de gauche, exprime son soutien à Manuel Valls, on doit s’interroger, essayer de comprendre leurs motivations, et ne pas seulement se draper d’indignation !

Après tout, Manuel Valls ne fait qu’appliquer la Proposition N° 50 du Candidat François Hollande et la loi de la République.

Nous devons être une force de proposition réaliste, mais nous ne pourrons pas, seuls, régler le problème de l’immigration clandestine. Avec nos partenaires européens, nous devons prendre des mesures pour tarir les sources de cette forme d’immigration en améliorant les conditions de vie dans les pays d’origine.

Je suis pour une Gauche qui aura le courage de remettre à plat notre système fiscal, tel que cela était prévu dans les premières moutures du programme de François Hollande sur l’inspiration de Thomas Piketty…proposition hélas reportée.

Je suis pour une Gauche qui, au sein de l’Europe, aura le courage de s’attaquer à la mécanique infernale qui, jour après jour, aggrave la dette publique parce que le 3 Janvier 1973, Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing ont décidé, par la loi  »Rothschild », d’interdire à la Banque de France de prêter à l’Etat, inféodant ainsi la politique aux marchés financiers, et nous faisant entrer dans une spirale d’endettement sans fin !

Je suis pour une Gauche ayant compris que, pour améliorer notre Commerce Extérieur, il ne faut pas se borner, comme cela a été fait pendant des années, à accompagner nos entreprises à l’international, mais les  »muscler  » en France pour qu’elles puisent se battre ‘’sans béquilles’’ en utilisant si besoin des dispositifs simples et adaptés. Des progrès ont été réalisés, mais sur le terrain les dispositifs restent trop souvent redondants et en concurrence, alors que les moyens de l’Etat pourraient être redéployés de façon plus efficace.

C’est en faisant reculer le chômage par la relance de l’appareil productif que nous aurons les moyens de poursuivre et d’améliorer le modèle social auquel nous sommes attachés. Sans en exclure les Français de l’étranger ! Cela passe par le retour des entreprises françaises sur les terrains qu’elles ont perdus, soutenues par une diplomatie d’influence, conquérante, avec des choix affirmés, à l’exemple de la Diplomatie Economique mise en place par Laurent Fabius.

Elu à l’Assemblée des Français de l’étranger, attentif et réactif, depuis des années, aux problèmes rencontrés par nos compatriotes, j’ai été amené à faire de nombreuses interventions et propositions sur des sujets les concernant….et j’ai bien l’intention de continuer !

Et, pour finir, parce que ce sujet touche directement chacun d’entre nous, je pense que la Réforme de la représentation des Français de l’étranger nous offre de nombreuses possibilités, elle deviendra ce que les futurs élus, plus près désormais de leurs électeurs sauront en faire. Il ne faut pas s’y tromper : ce n’est pas uniquement le fait d’être élu à l’AFE qui apporte reconnaissance et moyens d’agir, c’est l’engagement constructif et reconnu auprès de nos concitoyens et de notre administration.

L’élection des Conseillers Consulaires est la première étape que nous devons gagner si nous voulons gagner celle des sénatoriales.

Merci de votre confiance,

Amicalement.

Marc Villard